Archive for Livres – Magazines

Tout le bleu du ciel

 

 

 

 

 

Je ne parle pas souvent de l’une de mes passions depuis l’enfance lecteur : la lecture. Je mets peu de choses personnelles sur ce blog, considérant que c’est avant tout celui de l’association.

Mais de temps en temps, je déroge à la lettre, et c’est ce que j’ai eu envie de faire en ce dimanche.

Je viens de terminer un livre, un bon pavé de plus de 800 pages que j’ai dévoré pratiquement d’une traite. Je l’ai acheté un peu au hasard dans ma librairie habituelle (non non pas d’Amazone pour moi !), attirée par le petit résumé présent au dos de sa couverture.

 

Tout le bleu du ciel

Mélissa Da Costa

 

Mélissa Da Costa - Tout le bleu du ciel.

 

 

 

Que peut-on faire à 26 ans en apprenant que l’on est atteint d’un Alzheimer précoce ?
Écrire une petite annonce comme celle qui suit.

Petite annonce.fr: Émile, 26 ans, condamné à une espérance de vie de deux ans par un Alzheimer précoce, souhaite prendre le large pour un ultime voyage. Recherche compagnon(ne) pour partager avec moi ce dernier périple.

Cette petite annonce passée par Émile , c’est tout le changement de sa vie, désiré depuis qu’il a pris connaissance de ce diagnostic médical. Il ne veut pas imposer à sa famille sa fin de vie, il veut qu’elle garde de lui le souvenir d’un homme debout, jeune et dynamique. Il ne veut pas de misérabilisme, de fin de vie en hôpital, il ne veut rien imposer de tel à ceux qu’il aime.
Ce voyage, il y a longtemps qu’il le rêve et c’est maintenant le moment de le réaliser.

Il va avoir une réponse à son annonce alors qu’il pensait que sa bouteille à la mer n’amènerait aucun retour.

Ce sera Joanne, frêle jeune femme, avec son grand chapeau noir, son sac à dos, son mutisme, son mystère qui sera au rendez-vous.
Au rythme d’une l’écriture parfaitement en accord avec celui de leur voyage nous découvrons comment Émile et Joanne vont vivre l’un à côté de l’autre,  puis comment ils vont apprendre à se connaitre vraiment, et puis vivre ensemble cette aventure qui va les bouleverser autant l’un que l’autre.

Les voilà partis en camping-car sans destination bien précise, vers la montagne, les grands espaces, les Pyrénées, la côte languedocienne. Ils vont rencontrer des hommes, des femmes qui au travers de leurs différences, apporteront chacun leur pierre à l’édifice de cette découverte mutuelle. La nature toujours présente dans sa beauté, sa grandeur, ou sa douceur est le troisième personnage du roman, un personnage essentiel à l’évolution de chacun.

Même si on sait que la fin sera inéluctable c’est dans un monde merveilleux de rencontres et d’amour que nous sommes invités. Bien sûr nous savons d’avance comment finira ce roman, mais il n’y a pas de pathos, de larmoiements inutiles. L’auteur est dans la juste mesure de la première page à la dernière, toute en délicatesse.
De l’émotion, oui,  j’ai bien souvent sorti le kleenex en tournant les pages au fur et à mesure de ma lecture mais j’ai aussi bien souvent souri avec les personnages en suivant leur voyage, leurs joies, leurs peurs, leurs détresses.

Il y aurait encore bien d’autres choses à dire sur ce roman qui m’a bouleversé, mais je suis déjà trop longue.

J’ai trouvé ici une excellent critique, bien meilleure que la mienne et qui j’espère de donnera encore plus envie de découvrir toi aussi ce roman, de t’y plonger en entier, d’en aimer les protagonistes et de tourner la dernière page avec tellement de regrets.

C’est le premier roman de cette jeune auteur, une perle rare qui me fait dire que je la suivrai lorsqu’elle publiera je l’espère un nouveau livre.

 

 

 

 

Gene

 

 

L’homme qui plantait des arbres

 

 

 

 

Encore une découverte due aux hasard, et que j’ai envie de partager avec toi lecteur. Nous sommes loin du fil et des aiguilles, mais rien ne nous empêche d’aller voir ailleurs de temps en temps et peut être ce récit inspirera quelques petites mains pour un futur ouvrage, qui sait ?

Il te faudra avoir un peu de temps libre devant toi lecteur, une demie-heure environ pour découvrir ce pur moment de poésie et d’espoir.

Tu retrouveras la belle voix de Philippe Noiret te contant ce texte de Jean Giono, un écrivain un peu oublié de nos jours.

Il est pourtant si actuel ce récit, si dans l’air du temps, avec cette renaissance de la nature orchestrée par un seul homme, patient, sage et sans autre ambition que refaire vivre ce pays qu’il aimait et qui menace de mourir totalement.

 

 

« L’Homme qui plantait des arbres » remporte l’Oscar du meilleur court métrage décerné par l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences de Los Angeles, aux États-Unis, le 11 avril 1988 et bien d’autres prix encore.

Si tu veux en savoir plus sur cette nouvelle, notre ami Wikipédia a développé une longue page à son sujet.

 

La générosité est la clef de toutes les autres vertus.
Descartes

Gene