Magret de canard aux cerises

 

 

 

 

Encore des cerises vas tu me dire lecteur !

Et oui, ce petit fruit de début d’été est apprécié de tous, qu’il soit gourmand dégusté sous l’arbre ou bien cuisiné à toutes les sauces. Après  le clafoutis ultra classique de la semaine dernière, nous allons  vers un plat un peu plus original mais toujours simple à réaliser et bien goûteux lui aussi. Original, pas tant que ça parce que j’ai vu toute une gamme de recettes sur ce même sujet sur internet ….

Étant toute proche du Gers et de ses célébrissimes palmipèdes, ayant un mari originaire de cette magnifique région je ne pouvais pas éviter cette recette qui nous offre une nouvelle manière de présenter le magret.

De plus nous avons toujours des cerises sur une nouvelles variété dans notre jardin, autant en profiter tant qu’elles sont fraîches.

Je n’ai pas fait de photo du plat, je t’en ai trouvé une lecteur assez similaire sur internet, pour la façon de faire : je l’ai relevé sur le numéro de l’Ami des Jardins de juin 2021.

Voila, tu sais tout, passons aux choses sérieuses maintenant.

 

Magret de canard aux cerises

 

 

Ingrédients

2 magrets de canard

500 de cerises griottes (ou pas)

4 échalotes

2 c. à s. vinaigre balsamique

20 cl de vin rouge (type Fitou ou Madiran)

1 bouquet garni

sel et poivre

 

Rincez les cerises et équeutez les.
Pratiquez des incisions en croisillons sur la peau des magrets, à l’aide d’un couteau pointu.
Dans une poêle chaude saisissez les magrets côté peau à feu vif pendant 7 ou 8 minutes jusqu’à ce qu’elle soit bien dorée et dégraissée. Réservez.

Jetez le gras de la poêle et faites fondre les échalotes. Lorsqu’elles sont à peine dorées, versez le vinaigre balsamique et le vin rouge.Portez à ébullition puis baissez le feu. Ajoutez le bouquet garni et laissez cuire une dizaine de minutes pour réduire le jus.

Déposez les magrets côté chair dans la poêle pendant 5 mn puis ajoutez les cerises 5 mn de plus. Salez.
Ôtez le bouquet garni, saupoudrez le poivre du moulin.

Servez très chaud.

 

La recette est simple, rapide à exécuter surtout si on ne dénoyaute pas les cerises comme moi, ce qui de plus n’est pas demandé dans la façon de faire ….

Pour la cuisson du magret, ce sera à ta convenance lecteur suivant si tu l’aimes bien rosé ou un peu plus cuit. Et je crois avoir été plus généreuse dans la quantité de cerises utilisées. Quand on aime on ne compte pas !

Pour le vin, si tu n’as pas un de ceux proposés, cherche dans tes réserves un vin rouge ” charpenté”, du sud ouest de préférence.

A toi de me dire lecteur si tu as aussi essayé et quel a été le résultat de ton expérience.

 

 

Gene

 

 

 

Le clafoutis aux cerises de maman

 

 

 

Me revoilà avec un dessert lecteur, et un dessert de saison avec ces cerises. Il faut en profiter tant que les oiseaux ne nous aurons pas tout pillé ou bien que les mouches auront fait leurs ravages et qu’elles soient toutes véreuses.

J’ai cueilli fin semaine dernière avec l’aide de la famille, un bon panier de ces jolis fruits bien rouges et bien juteux.

J’en ai transformé une bonne partie en confiture, un petit stock a rejoint le congélateur pour être utilisé plus tard et je nous ai cuisiné avec le restant un bon clafoutis avec les œufs de nos cocottes.

Des recettes de clafoutis, il y en a des dizaines à trouver sur le net comme celle de Hélène Darrose ICI mais cela m’a fait plaisir d’aller en rechercher une dans le vieux livre de cuisine de maman qu’elle a si souvent utilisé :

“Les menus détaillés de la ménagère”

100 menus simples et bourgeois.

Déjà j’adore le titre bien de son époque puisque l’édition date de 1937 …. sûrement acheté après le mariage de mes parents, après la guerre.

Donc en bonne “ménagère” que je suis, j’ai préparé mon clafoutis dont je vous recopie la recette in extenso car d’un style tellement différent de la façon dont  nous  avons l’habitude de nous exprimer maintenant et surtout de lire les recettes actuelles.

 

Clafoutis aux cerises (spécialité limousine)

 

 

Ingrédients

750 g de cerises noires

125 g de sucre

60 g de farine

3 décilitre de lait

3 œufs entiers

vanille et sel

 

On délaye, dans une terrine, la farine, le sucre et les œufs que l’on ajoute un par un ; puis on y ajoute une prise de sel, un peu de vanille et le lait froid.
Cette pâte étant bien délayée, on la passe au chinois pour éviter qu’il reste des grumeaux. D’autre part, on retire les noyaux aux cerise que l’on met dans un plat à gratin allant au four et l’on verse l’appareil par dessus ; on saupoudre de sucre, puis on met à cuire à four assez chaud.
On sert froid ou tiède cet entremets. On peut également dresser le clafoutis dans une pâte brisée, comme pour une tarte ; c’est plus fin mais moins couleur locale.

Ce mets n’est donné ici qu’à titre d’indication, comme une spécialité locale, mais sans être ce qu’il est convenu d’appeler un gâteau fin ; il plaira certainement à la campagne, lorsqu’on n’a pas des ressources de la pâtisserie.

 

Je pense lecteur que comme moi tu auras bien aimé spécialement les quelques dernières lignes ajoutées à la fin de la recette, cette dernière étant plutôt réservée aux bonnes gens de “la campagne” !!!

Plus sérieusement, la recette est au point, je ne l’ai pas passée au chinois et je n’ai pas dénoyauté les cerises, ça va plus vite et c’est meilleur ! J’ai beurré mon moule avant d’y placer mes cerises et j’ai mis à cuire à 180° pendant … et bien je ne sais plus !!!
J’ai fait “à l’ancienne”, j’ai sorti mon clafoutis quand il a été bien doré et c’était parfait.

J’aime bien ressortir de temps en temps ce vieux livre de maman qui contient quelques recettes annotées, d’autres recopiées dans les pages libres ou encore accrochées avec une épingle ! Le tout agrémentées des quelques taches dues à son utilisation intensives.
Ma fille n’a pas manqué de le feuilleter quand elle l’a vu sur la table, il fera peut être une génération de plus ?

 

Ajout de cette fin d’après_midi.
Une lectrice a souhaité voir le livre en question. Je viens de t’en faire quelques photos lecteur, tu en constatera par toi même l’usure du temps et de son usage.

 

La couverture d’un bleu délavé et la tranche à gauche bien usée.

 

 

Quelques rares photos en noir et blanc.

 

 

Et d’autres colorisée encore moins nombreuses.

 

Un échantillon des ajouts de maman.

 

 

Mais beaucoup étonnant pour moi, une série de recettes recopiées  avec soin sur un mini cahier par papa, et collées au début du livre.
Quand donc a-t-il eu le temps de s’occuper de ça ?

Souvenirs souvenirs …..

 

 

Bon appétit !

 

 

Gene