Archive for Histoire ancienne

Il a 350 ans ….. !

 

Canal péniche

 

 

 

Qui a donc 350 ans depuis peu et qui porte avec autant de panache toutes ces années sans prendre une ride et pour le plus grand bonheur de ses riverains et de ceux qui le visitent ?

Je suis sûre que tu as deviné lecteur, c’est le Canal du Midi, NOTRE Canal que nous aimons tant et qui est un des plus beaux ouvrages touristique de notre midi.

 

Carte Canal du midi

 

Michelle du club de Sigean l’a même brodé avec amour, créant grâce à lui un ouvrage à sa hauteur.

 

Canal Sigean 4

 

 

Canal Sigean 3

 

 

Canal Sigean 2

 

 

Canal Sigean 1

 

Je l’ai brodé sur l’ouvrage de Marie Legouy, « Sous le soleil du Lauragais » où il est en premier plan .

 

Canal les fées brodeuses

 

Certains comme Bernadette sont passés par l’aquarelle pour lui rendre hommage . Ici l’écluse de St Martin Lalande.

 

Canal écluse St Martin Lalande
Ou celle-ci de Michel Wauqier

 

Canal Michel Wauqier

 

 

 

D’autres comme moi aiment à s’essayer à la photo suivant les saisons ou les heures. Il n’est jamais pareil et pose pour l’objectif toujours avec simplicité.

 

Canal du midi, brouillard

 

Malgré l’abattage de certains de ses célèbres platanes pour cause de maladie, il demeure majestueux au fil de ses méandres.

Piétons, cyclistes, bateliers et touristes, canards sauvages et poissons continuent à le parcourir avec bonheur d’un bout à l’autre de son cours.

Il y a quelques jours une belle émission spéciale lui était consacrée sur la 3, et si tu le souhaites lecteur, tu peux aller la voir ou la revoir encore d’un clic ICI.

Tu y apprendras l’origine de cet ouvrage pharaonique du temps de Louis XIV, le genie de celui qui l’a rêvé et conçu Pierre Paul Riquet, le développement économique que cette voie royale a entraîné pour la région du Languedoc…. ect …..

Et tu découvriras sa vie actuelle avec le reboisement des berges, le choix de ceux qui habitent à l’année dans des péniches ou celui des touristes qui se laissent porter au rythme lent de ses bateaux de tourisme, ou plus énergiquement en pédalant sur ses chemins de halage.

L’émission s’est arrêtée tout près de chez nous puisque tu auras l’occasion de rencontrer l’éclusier de Villepinte, écluse qui suit immédiatement celle de Pexiora en descendant vers Carcassonne.

Moi je ne m’en lasse pas ….

 

Un livre parmi tant d’autres publiés sur le Canal et toujours disponible :

(Un clic dessus pour voir où l’acheter)

Canal livre

 

Ceux de Mr Calas rencontré en fin de reportage :

 

Canal livres Calas

 

Et le très bon blog qu’il lui a consacré Le Canal du Midi.

 

Voici de quoi t’occuper un bon moment lecteur.

Je te souhaite un bon voyage.

A vélo gif

G au chat gif

Le Carnaval des Animaux

 

joker

 

 

      Je t’ai parlé il y a quelques temps d’un carnaval particulier ICI et tu as eu l’air intéressé, lecteur, par ces traditions qui ont influencé notre choix pour le sujet du concours ouvert pour le salon de février 2010.

     Aujourd’hui nous allons rester dans l’Hérault avec quelques carnavals dont la particularité est d’avoir un animal totémique. C’est quoi ce machin que tu te dis lecteur ?       
Voilà ce que nous en dit Wikipedia.

« La majorité des animaux totémiques ont été créés à partir du xvie siècle. Le plus ancien animal totémique connu est le chameau (lo camèl) de Béziers, suivi par l’âne de Gignac et le poulain de Pézenas. Leur forme est parfois très libre et fantaisiste (le chameau de Béziers n’a qu’une bosse…) et leur taille et poids sont très variables. Un des plus lourds est le poulain de Pézenas, le plus gros étant le chameau de Béziers. Il s’agit le plus souvent d’une construction faite en bois et recouverte d’une toile colorée, à l’intérieur de laquelle des porteurs se nichent pour faire avancer l’animal totem lors de processions. Le nombre de porteurs varie selon la taille de la construction. Durant l’Histoire, certains de ces totems ont pu disparaître pour renaître quelques années ou siècles plus tard. Il en est même qui ont été détruits (tel le chameau de Béziers) lors des périodes révolutionnaires.
Ils sont souvent accompagnés par un autre animal totem, commun à de nombreux villages, le « chevalet », représentant un cheval porté à la taille par un homme dont le tronc dépasse du corps de l’animal. On retrouve le chevalet dans de nombreux villages : Valros, Lansargues, Poussan…mais aussi à Agde et Montpellier. »

     La liste est trop longue pour te parler de tous. Je me contenterai de te parler des principaux, les plus vivaces.

Le chameau de Béziers

 

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Photo ancienne vers 1900

 

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Une sortie du chameau beaucoup plus récente 


« L’origine du chameau de Béziers est directement liée à la légende de saint Aphrodise. Aphrodise, venu à Béziers au iiie siècle de notre ère, est considéré comme étant le premier évêque de la cité. Originaire d’Égypte, il était parvenu jusqu’à Béziers à dos de chameau. À la suite du martyre d’Aphrodise, le chameau fut confié à un pieux seigneur de la ville afin qu’il en prît soin. Quand Aphrodise fut reconnu comme saint, les responsables municipaux considérèrent comme un honneur de prendre à la charge de la commune tous les frais de l’entretien de l’animal. On lui offrit même un toit pour se loger dans une rue nommée aujourd’hui « rue du Chameau », dans le centre historique de Béziers. Les habitants de la ville firent construire, après la mort de l’animal, une machine en bois qui le représentait et qui devait être conduite chaque année, le 28 avril, en triomphe, vers l’église de son saint patron, l’église Saint-Aphrodise. Il semblerait que cette pratique, sans doute jugée trop païenne, ait disparu au Moyen Âge, l’Église n’appréciant pas ces réjouissances trop allégoriques. »

Si tu veux en savoir un peu plus, un CLIC ICI

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Le bœuf de Mèze

 

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L’histoire du bœuf de Mèze remonte en l’an 59 de notre ère. Durant cette période de la Haute Antiquité, une pauvre famille, venue des environs de Béziers, vint s’établir sur les bords de l’ Étang de Thau et se mit à défricher les terres à un endroit appelé « Las Morgas » ([‘las] [‘murgos]). Cette famille vivait de la pêche dans l’étang mais aussi de l’agriculture, aidée dans son travail par une paire de bœufs. Grâce à l’installation de cette famille, une urbanisation débuta, étant à l’origine du village portuaire de Mèze. Mais hélas, le premier bœuf mourut suivi du second. On décida de conserver la peau de ce dernier, étant sans doute le plus beau. Sa dépouille fut alors conservée comme une relique étalée sur un mannequin de bois. On le promena chaque année pour les grandes occasions. L’animal semblait vivant !

 

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Un courageux dompte la Bête ! 

Plus tard quand cette peau fut trop usée, on construisit un bœuf sur une charpente de bois, beaucoup plus grand que la taille normale d’un bovidé et recouvert d’une toile de jute brune. Cette tradition existe encore de nos jours. Ainsi, dans l’animal totem, huit hommes peuvent se loger pour le mouvoir. L’un d’eux est chargé d’actionner la tête et les mâchoires de la bête au moyen d’une petite baguette de bois. Un autre jeune homme tient entre ses mains un baril recouvert d’une peau d’âne tendue, traversée en son centre par une corde asphaltée. En faisant glisser cette corde entre l’index et le pouce, cela produit alors un mugissement analogue à celui du bœuf. À l’extérieur, le guide, armé d’un long aiguillon, commande l’animal. La course de l’animal totémique dans les rues de Mèze est imprévisible. À tout moment, il peut courir et peut même foncer sur ceux qui se mettent en travers de son passage ! Le bœuf est aussi capable de ruades, de trémoussements scandés par la musique qui l’accompagne. Avec ses larges cornes, il éloigne les plus hardis qui veulent s’opposer à lui. Le totem mézois est de toutes les fêtes publiques, notamment lors de la fête de Mèze qui a lieu le 19 du mois d’août. Cette fête dure trois jours, toujours avec les sorties de l’animal totem. Lors de cette fête, comme dans d’autres villages héraultais, l’animal totem est béni par le curé, sur la place de l’église. Ensuite, et seulement après, le totem rend visite au maire.

 

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Le Chevalet de Mèze

Quelques détails supplémentaires ICI  

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Le poulain de Pézenas

   

poulain-pezenas-patrimoine-humanite-1.jpgLe poulain et ses écuyers, accompagné de son meneur

Le poulain de Pézenas est un des plus importants animaux totémiques de l’Hérault (avec le chameau de Béziers et le bœuf de Mèze), tant par sa taille imposante que par sa renommée. En 1989, le poulain de Pézenas a participé à l’année de la France en Inde, en compagnie de la Tarasque de Tarascon et du géant du Nord Jean le Bûcheron de Steenvoorde. Cet animal totémique est de sortie lors de Mardi gras et lors des temps forts de la vie de la Cité.

 

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Fait chaud, le poulain a soif …..   

Le poulain est de grandes dimensions, il atteint le poids de 360 kilos. C’est un animal-jupon constitué d’une armature en bois fabriquée en cerceaux de châtaignier. La charpente est recouverte d’une toile bleue, parsemée d’étoiles dorées, décorées des armes de la ville. La tête et le cou de l’animal sont mobiles. Cette mobilité lui permet de faire des quêtes pour les nécessiteux, tout le long du défilé dans les rues de Pézenas, s’arrêtant par hasard devant un commerce, une maison, un badaud. Le poulain tend alors son cou vers la personne qui lui remet une offrande, ouvre ses mâchoires et les referme aussitôt. À l’intérieur de l’animal totémique, 9 hommes portent et conduisent l’animal, lui imprimant certains mouvements. Le poulain danse au son du fifre, sur L’air du poulain justement, mais peut aussi faire des pirouettes et des ruades. Le poulain est conduit par un « meneur », personnage folklorique portant une veste verte et rouge et un pantalon blanc.
Son origine est légendaire : le roi Louis VIII s’arrête à Pézenas en 1226, sur la route des Croisades. Il est contraint d’abandonner là sa jument qui est malade. Mais quelle ne fut pas sa surprise, à son retour, de retrouver sa jument en vie! De plus, celle-ci avait donné naissance à un poulain. Dès lors, afin d’immortaliser cet heureux événement, les notables de Pézenas firent construire un animal en bois pour participer aux fêtes de la ville. Sur son dos, deux mannequins en tissus ont été ajoutés : Estiénon et Estiéneta. Ces deux personnages rappellent une autre légende : en 1622, un maréchal de l’armée, fort galant, prit une paysanne sur son cheval pour l’aider à traverser la Peyne, qui arrose Pézenas.

 

danse-du-poulain.jpg La danse du poulain et de ses porteurs.  

Une chanson occitane chantée à Mèze passe en revue les totems alentour et affirme la supériorité du Biou (le boeuf). Je te la donne traduite en français, même si elle n’a pas la même saveur.

En complément un CLIC ICI

Beziers de desespéra

De son pauvre Chameau

Pézenas est en colère

Son Poulain n’est pas beau

Gignac tempête

Poussan est apeuré

De savoir qu’on fait la fête

A Mèze avec un gros Boeuf.

 

La prochaine fois, lecteur, je t’emmènerai dans l’Aude. Nous avons, nous aussi, dans notre département, quelques belles traditions encore vivaces en ce qui concerne le Carnaval.

 

 

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