Ah lecteur, je te vois déjà avec un large sourire à la lecture du titre de cet article ! Que le premier qui n’aime pas les Spéculoos lève le doigt ! Non content d’être un petit gâteau sec délicieux par lui-même (à croquer avec une pomme bien juteuse et un peu acidulée style Chantecler………) le Spéculoos entre aussi très souvent dans la composition d’autres pâtisseries qu’il relève par son côté parfumé et croquant.
Tu te doutes bien que je n’ai pas inventé cette recette n’est-ce pas lecteur ? Je l’ai simplement relevée dans un livre de cuisine que le Père Nono a bien voulu m’apporter cette année. Il s’appelle “Cahier d’une cuisinière, les gâteaux de notre enfance” de Suzanne Perrin aux éditions De Borée. La présentation en elle-même est déjà superbe, on dirait un vrai vieux cahier de recettes, avec les tâches et le papier jauni juste comme il faut. Et la liste des recettes est à tomber : tout ce qu’on aime est expliqué de façon très simple.
Voici donc la recette comme elle est donnée dans ce livre, illustrée comme d’habitude, d’une photo googolesque.
Les Spéculoos
Photo Google
Ingrédients
250 g de farine
1 c. à soupe de levure
180 g de beurre mou
180 g de vergeoise (*)
1 c. à soupe de cannelle
1 soupçon de clou de girofle moulu
1 pincée de sel
1 œuf entier
– Dans une grande jatte, mélanger tous les ingrédients cité plus haut, en commençant par la farine, le beurre, la vergeoise et la levure. Puis ajouter le reste des ingrédients et bien mélanger à nouveau jusqu’à l’obtention d’une pâte homogène.
– Former alors une boule, couvrir la pâte et laisser reposer au frais durant 2 bonnes heures.
– Ce temps écoulé, étaler la pâte sur une feuille de papier cuisson en lui donnant une épaisseur de 0,5 cm.
– Découper des rectangles de pâte à l’aide de la pointe d’un couteau et les faire cuire 1/4 d’heure à 160°.
– Attendre que les biscuits aient refroidi pour les goûter !
On peut, pour des biscuits plus parfumés, ajouter au mélange d’épices, de la muscade, du gingembre, du poivre blanc ou de la cardamome.
(*) Histoires de ch’tis (clic) :
NON la vergeoise ce n’est pas de la cassonade !
La vergeoise provient d’un sirop de betterave (pas la rouge), après affinage. C’est un sucre à consistance moelleuse, coloré et parfumé par les cuissons successives.
Recuit une fois, le sirop donne de la vergeoise blonde ; deux fois, de la vergeoise brune, plus foncée et à l’arôme plus particulier.
Dans le Nord Pas de Calais, la vergeoise est très utilisée en pâtisserie : tarte au sucre, spéculoos, crêpes et gaufres. Et même à la petite cuillère …
La cassonade par contre est un sucre de canne, souvent blanc, auquel on ajoute de la mélasse (résidu de raffinage) ainsi qu’une couleur et parfois une saveur artificielle
La cassonade est donc ce sucre cristallisé roux obtenu directement à l’issue de la première cuisson du jus de canne… et non pas de betterave.
Voilà mon lecteur, à toi de jouer une fois de plus, la balle est dans ton camp. Moi je vais essayer cette recette très rapidement maintenant que j’ai découvert combien elle était simple à réaliser.
